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Voyages | Waw An Namous - Libye 2009

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Les ruines romaines de Leptis Magna, les lacs d'Oubari, le volcan de Waw An Namous, l'erg de Mourzouk, les reliefs de l'Akakus, l'erg d'Oubari et la vieille ville de Ghadames... Un trajet de 5100 kilomètres en Libye.

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Descente

Verglas au départ de Paris. Regroupement sur le port de Marseille le matin du 1er janvier. Beau temps, un peu frais. Nous sommes 12 personnes et 6 véhicules. 5 Toyota et 1 Nissan. Embarquement sur le Carthage de la CTN. Le bateau quitte le port à 12h30. Nuit à bord du bateau. Temps calme. Formalités de douane effectuées sur le bateau. Débarquement le 2 janvier à 10h à Tunis. 16°. Passage de la douane en 20 minutes. Autoroute jusqu'à Sfax et route jusqu'à Zarzis. Hôtel 36 DT par personne.

Ras Ajdir - Sebha

3 janvier : après quelques courses (fruits et pain), nous quittons Zarzis vers 8h00. Beau temps, 10°. Change de quelques euros en bord de route : 170 dinars libyens pour 100 euros. Arrivée à 9h30 à la frontière tunisienne que nous quittons une heure après. Reste la frontière libyenne qui nous prendra plus de temps. Le "mandoub" (intermédiaire local pour les démarches) arrive en retard, mais une fois présent il s'occupe de toutes les démarches. Nous ferons encore du change à la douane au taux de 1.80. Sortie de la douane vers 13h00. Premiers pleins de gasoil à 0.17 DL/litre ! On a presque envie d'en mettre plus dans le réservoir ;-) L'agence n'a pas prévu de faire venir à Ras Ajdir le 4x4 qui doit nous accompagner et veut que nous le retrouvions à Sebha. Mais nous n'avons pas de place dans nos véhicules pour transporter le policier. Après discussion, l'agence met le policier dans une voiture locale avec un chauffeur qui nous suivra pour notre première partie sur route du voyage jusqu'à Sebha. Route jusqu'à Leptis Magna où nous arrivons assez tard. La circulation et le mode de conduite sur les routes le long de la côte est assez dangereux, car en plus de ne suivre aucune règle comme dans d'autres pays d'Afrique, ici ils roulent vite, et même très/trop vite. Soyez prudent sur ce trajet, où de gros camions déboulent à plus de 100. Hôtel Severus. Confortable mais cher et sans charme (80 DL/chambre et repas du soir en sus). 400 kms effectués.

4 janvier : Taux de change à l'hôtel : 1.60. Départ de l'hôtel vers 8h30. Beau temps, 12°. Visite des ruines romaines de Leptis Magna. C'est vraiment beau. Par contre guide uniquement en Anglais. Et bien sur il faut payer l'entrée + le guide. Après les ruines nous reprenons la route. Nous souhaitions rejoindre Shwayrif par la piste, mais avec la voiture qui transportait le policier, pas possible de quitter la route, donc nous sommes passés par Waddan. Entre Waddan et Sebha, nous avons cherché un coin de bivouac pour le soir. Le guide nous a alors proposé un "camping militaire", qu'il a fait ouvrir rien que pour nous après négociation avec le gardien. Nous y étions finalement très bien pour un bivouac. 560 kms de routes parcourus.

5 janvier : 10°, beau temps. Nous quittons le bivouac pour Sebha par la route, que nous atteignons en début d'après midi. Route parfois "à peau de crocodile". Arrivés à Sebha, le guide nous conduit au camping au sud de Sebha, où nous mangerons et retrouverons le 4x4 d'accompagnement avec son chauffeur Ali. Nous déjeunons au restaurant du camping pendant que le contact de l'agence s'occupe de faire tamponer nos passeports à la police. Le chauffeur, Ali, ne parle pas français mais se débrouille en anglais. Il s'est révélé au cours du voyage très sympa et d'une aide utile en de nombreuses situations. Ce camping est vraiment bien, avec des chambres très propres, des sanitaires agréables, de la verdure, un bon restaurant et un petit zoo où vous pourrez voir plusieurs animaux d'Afrique tels qu'autruches, gazelles, fenec, serpents...

Sebha - Tekerkiba

Nous quittons Sebha en milieu d'après midi pour (enfin) nos premiers tours de roue dans le sable. Après le premier contrôle sur la route d'Oubari, nous quittons la route cap au nord pour rentrer dans l'erg. Nous n'avons pas fait 500 mètres que voilà déjà plusieurs des véhicules plantés ! Les ensablements n'ont pas été nombreux sur le trajet, mais le plus long a été le premier, et tout prêt du goudron. C'est souvent comme cela, il faut se réhabituer à la conduite dans le sable. Après ce départ un peu fastidieux, terrain très agréable, valonné, avec quelques rares rochers et des petites dunettes sans difficultés. Nous trouvons un coin sympa de bivouac au pied d'une gara et d'une jolie dune. Nous ne le verrons que le lendemain matin, en plus il y a des palmiers de l'autre côté. Un coin à noter pour bivouac N 26° 54' 48.4", E 14 ° 2 ' 48.1". 380 kms ce jour, dont 40 dans les dunes.

6 janvier. Départ du bivouac à 8h45. 9°. Très beau temps, malgré la température encore un peu fraîche le soleil commence à nous réchauffer. Un peu de hors pistes très sympa dans un paysage de jolies dunes, puis nous rejoignons quelques traces que nous suivons de loin pour rejoindre le lac de Gabraoun que nous atteignons en fin de matinée. Arrivée superbe par le haut des dunes qui surplombent le lac. Nous ne sommes pas pressés, il fait beau, alors nous trainons un peu au café et déjeunons sur place. Farniente. Après cette pause reprise des dunes en direction de Tekerkiba. Nombreuses traces bien marquées, les lacs sont beaucoup visités. Pas de grande difficulté alors pour trouver les passages. Lac de Mahfou n'est qu'à quelques kilomètres au sud ouest de celui de Gabraoun et dans le même gassi. Plus petit mais plus sauvage il est également très beau. Long gassi ensuite toujours cap sud est sur une vingtaine de kilomètres, traversée d'une dernière dune assez haute et arrivée également par le haut au lac d'Oum El Ma, certainement le plus connu et le plus fréquenté de par sa proximité de Germa. Nous passons ensuite à Mandara qui est maintenant à sec, et sortons des dunes comme prévu au nord de Tekerkiba. Arrivée au camping vers 16h30. Camping agréable. Douches chaudes. Repas au restaurant. 114 kms parcourus aujourd'hui, uniquement dans les dunes.

Tekerkiba - Waw an Namous

7 janvier. Départ 8h50. 8° le matin. Beau temps. Nous prenons la route en direction de Murzuk. Route en travaux entre Maknusa et Tesawa. Pleins d'essence à Tesawa, nous remplissons les jerricans de réserve. 120 litres en plus dans le Toyota KDJ 120 en bidons de 20 litres. Arrêt pour quelques courses (légumes et pain) à Mourzouk. Encore un bout de route vers l'est jusqu'à Oum el Araneb, puis cap plein sud sur la vieille route d'Al Gatroun. Encore une route à peau de crocodile qui ne tiendra plus longtemps. Nous dépassons peu après l'un de ces camions qui transportent les immigrés entre le Niger et la Libye. Conditions de voyage vraiment difficiles pour eux. Arrivée à un poste de contrôle, au croisement cap à nouveau plein est vers un petit massif que l'on aperçoit au loin. Derniers pleins d'essence avant de quitter la route dans une petite station près de Magedoul. Intéressant à connaître si vous arrivez de l'est et que vous êtes juste en carburant. Le soleil se voile derrière quelques nuages. Le vent se lève. Piste agréable très roulante sur sable porteur et petits cailloux. Nous sommes dans une sorte de vallée avec le djebel d'un côté que nous longeons par le nord et de jolies dunes de l'autre côté. Environ 70 kms après avoir quitté la route, nous sommes rattrapés dans le désert par 2 véhicules de l'armée. Contrôle. Le guide s'en occupe et nous ne serons pas ennuyés. Nous pouvons poursuivre. Nous rentrons dans le djebel pour le traverser cap est sud est et chercher un coin de bivouac. Petites passes très agréables moitié pierres moitié sable, jolies vues du haut des rochers. Sur le plateau, petits cailloux foncés. Nous bivouaquons derrière une petite butte en essayant de nous protéger du vent, qui faiblira dans la soirée. 350 kms parcourus dont une centaine de kms de piste.

8 janvier. Départ vers 9h00. Il a plu dans la nuit. Le temps est couvert, mais il fait bon, et nous atteignons rapidement 18°. Fin de la traversée du petit djebel, puis cap en hors pistes. Première crevaison d'un des véhicules du groupe, les 2 pneus avant et arrière du même côté sur une seule pierre. Remplacement d'une des roues par la roue de secours et réparation tubeless pour l'autre roue. Hors pistes vers l'est. Plateaux et vallées se succèdent avant de rejoindre la piste principale Tmissah - Waw el Kebir que nous rejoignons peu après le déjeuner. Nous suivons alors la piste principale, et bifurquons vers Namous peu avant d'arriver à Kebir. Piste alors par endroits très roulante, par moments pierreuse. Passage sur une petite butte où les voyageurs ont construit toute une série de cairns. Nous atteignons le volcan de Waw an Namous peu avant la tombée de la nuit. La vue depuis le bord du cirque est impressionnante. Les couleurs ne peuvent être décrites. Très beau. De tous les sites que j'ai pu visiter dans le désert c'est certainement celui qui surprend le plus. Au bivouac nous sommes assaillis de moustiques, et oui on nous avait bien prévenu de bivouaquer loin du volcan, mais le nuit tombant nous sommes restés sur place. Bien fait pour nous. 290 kms parcourus, pistes et hors pistes.

Waw an Namous - Al Gatroun

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le volcan de Waw an Namous, jetez un oeil à ce site.

9 janvier. Ciel dégagé. Vent fort. La température s'améliore nettement, 20° à 9h30. La journée débute par un peu de bricolage dont la réparation du radiateur du HDJ 80 du chauffeur libyen. Mon amortisseur qui a commencé à m'inquiéter hier sur la piste fait également de plus en plus de bruit. Mais je préfère attendre Al Gatroun avant de le démonter. Nous quittons le volcan par le sud après en avoir fait le tour pour quelques photos et admirer cette curiosité géologique. Un vent violent s'est levé. Cap hors pistes ouest nord ouest. Succession de petites vallées de sable entre des buttes de terre peu élevées. 30° lors de la pause déjeuner, et le vent qui ne faiblit pas. Nous arrivons ensuite au pied d'un djebel qui nous barre la route sur un terrain de plus en plus accidenté où nous roulons au pas. Nous traversons le djebel par une jolie petite passe sur les traces transmises par Alain Cerf, qui est passé par là lors de son dernier voyage en Libye mais dans l'autre sens. Sortie à l'est près d'un point que Gandini nomme la gara aux lingules. Le soir approche, nous cherchons un coin pour le bivouac à l'abri des quelques buttes alentours, mais rien de satisfaisant. Cette nuit sera agitée par un vent assez violent. Bricolage "cache misère" de mon amortisseur dont les silent blocs sont détruits et dont la fixation haute bouge dans la coupelle. 200 kilomètres effectués aujourd'hui en pistes et hors pistes.

10 janvier. Départ vers 9h00. Le vent est tombé et le soleil est là. Hors pistes au début, cap plein ouest, dans une grande vallée sur un terrain assez sableux et roulant, qui peu à peu est remplacé par des passages de pierres délicats et une mauvaise piste. A 10 kilomètres environ du djebel Ghenema nous reprenons cap au nord une piste bien marquée, pour rejoindre une passe plus roulante. Nous trouvons effectivement un joli coin à 20 kilomètres au nord, avec une piste que je vous recommande, très agréable qui grimpe d'abord sur le djebel en vous offrant un magnifique panorama, puis redescend de l'autre côté en suivant le lit ensablé d'un oued avec de nombreux accacias. Déjeuner agréable sur cette piste près d'un arbre. Nous quittons le djebel en début d'après midi, cap sud sud est en direction d'Al Gatroun. Second contrôle de 2 véhicules militaires sur ce trajet. Ils ont un pickup genre Toyota 75 et un HDJ 105. Nombreuses traces et pistes dans tous les sens, difficile de garder le cap mais terrain agréable. Nous approchons de la route d'Al Gatroun à 40 kilomètres au nord de la ville, mais la route n'existe plus sur cette portion, le goudron a été arraché au bull et entassé sur le bas côté. Pas de problème sur cette portion car le sable plat est très roulant. Arrivée en fin d'après midi sur Al Gatroun. Campements des immigrés sur le bord de la piste près d'Al Gatroun qui chargent et déchargent les camions en attente d'un hypothétique départ dans un sens ou dans l'autre, ou à la recherche d'un petit boulot pour gagner de quoi rejoindre leur prochaine étape. Certains sont refoulés vers le Niger par le gouvernement libyen. Nous refaisons les pleins à la station à l'entrée de la ville. La nuit tombe. Bonjour l'état de la pompe, je renverse plein de gasoil sur moi et dans le véhicule car l'arrêt automatique ne fonctionne plus. Nous rejoignons le camping qui est dans l'ancien fort près de la grande antenne. Un bon point de repère pour le retrouver. Nous sommes les seuls ce soir au fort, et les premiers touristes de 2009 à passer. Douches chaudes, pression d'eau variable. Le gardien nous commande un couscous en ville, qui nous sera livré assez tard, mais vraiment excellent. Repas très sympa dans la cour du fort. Ce soir il fait bon, la journée a été chaude avec une pointe aux alentours de 38° en milieu d'après midi. Certains dorment dans les chambres, d'autres dans leur tente. Quelques moustiques. 290 kilomètres effectués ce jour.

Al Gatroun - Serdeles

11 janvier. Matinée repos, courses et bricolage. Les 2 bons mécanos qui sont dans le groupe arrivent à démonter mon ensemble ressort et amortisseur et à le sortir sans outil de compression du ressort. Du beau boulot. La tige du ressort a commencé à scier la coupelle du dessus. C'est sur que je ne peux pas continuer comme cela sans risquer de casser rapidement. Une fois la pièce sortie, je me mets à la recherche d'un soudeur dans la ville, qui me refera l'intérieur de la coupelle. Remontage, avec des silent blocs déjà utilisés mais en meilleur état. Ca semble tenir. Déjeuner dans l'enceinte du fort. Nous quittons Al Gatroun vers 15h30, cap sud ouest vers les dunes de Mourzouk. Terrain plat au début, sable, et de petites ondulations qui augmentent au fur et à mesure que nous avançons vers l'ouest. Le temps est couvert même s'il fait encore bon. Pas mal de vent. Nous nous arrêtons pour le bivouac dans un creu près d'une dune à une centaine de kilomètres d'Al Gatroun. Le vent soufflera encore fort cette nuit. 112 kilomètres parcourus aujourd'hui.

12 janvier. Reprise en hors pistes cap vers l'ouest. Le vent est présent et soulève le sable au ras du sol. Le ciel est couvert. La visibilité est mauvaise. Quelques kilomètres à peine après le départ, le véhicule de tête se fait piéger et débouche au sommet d'une dune à l'arrête vive avec une vitesse importante. Trop tard, c'est l'accident. Un saut de plusieurs mètres et un atterrissage sur les pare choc avant. Pas de casquette mais le choc a été assez violent. Regroupement des véhicules au pied de la dune. Bilan des dégats, le passager a le bras en compote, fracture au minimum. Le véhicule est dans un sale état, roues en crabes, barre de direction tordue. Le pilote est blessé légèrement au visage. Une partie du groupe s'occupe du passager, pendant que l'autre s'affaire autour du véhicule. 2 heures plus tard, une partie du groupe quitte les lieux avec 2 véhicules pour amener le blessé sur Tragan, où le chauffeur libyen nous assure qu'il y a un hôpital récent bien équipé. L'autre partie du groupe sortira le véhicule des dunes, après avoir redressé un peu ce qui peut l'être afin que le véhicule puisse rouler, même à faible vitesse. Remontée peu glorieuse par les dunes, en évitant un maximum de sortir des gassis. Arrivée à l'hôpital de Tragan vers 17h après 220 kilomètres de sable. Petite inquétude à notre arrivée car le groupe transportant le blessé n'est pas encore là, heureusement il arrivera une demi-heure plus tard. Cet hôpital est à noter dans les tablettes car bon point de chute pour les premiers secours. Radio et immobilisation du bras. Fractures multiples. Il faut maintenant faire évacuer le blessé mais la nuit tombe. Le chauffeur libyen nous héberge très gentiment pour la nuit dans la maison d'un de ses amis en ville et commande un véhicule et un camion pour remonter blessé et véhicule accidenté. Nous contactons les assurances en France pour organiser le rapatriement. Finalement on s'en sort bien, car cet accident aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Petite recommandation au passage, mettez votre ceinture de sécurité, même en hors pistes et même à faible vitesse.

13 janvier. Le rapatriement du blessé est organisé. Il nous quitte avec un des membres du groupe comme accompagnateur. Voiture taxi jusqu'à Tripoli. Nuit à l'hôtel à Tripoli puis avion vers l'Europe, où il sera hospitalisé à Lyon. Après son départ, reste à s'occupé du véhicule accidenté. Le camion prévu pour remonter le véhicule ne peut pas le charger à Tragan, il nous faut remonter le 4x4 sur Sebha. En route donc pour Sebha, en roulant moitié sur le goudron moitié sur le bas côté. Nous rejoignons le camping du départ. Nuit dans une des cases du camping. Propre et confortable. Douches chaudes. 120 kilomètres de route pour aujourd'hui.

14 janvier. Le chauffeur libyen (merci à lui) s'est occupé avec l'agence des formalités de police et de douane pour le véhicule et nous a trouvé un camion qui accèpte de remonter le 4x4 de Sebha jusqu'à Tunis. Chargement dans Sebha, ils prennent la route en début d'après midi. Beau temps. 17°. Notre groupe se retrouve donc à Sebha avec 5 véhicules et 9 personnes. Il nous reste un peu de temps avant de devoir reprendre le bateau à Tunis, nous decidons donc de reprendre une partie de notre itinéraire initial et en particulier d'aller voir l'Akakus. L'après midi sera donc utilisée pour effectuer la route jusqu'à Oubari, où après avoir fait les pleins nous continuons en direction de Serdeles. Bivouac près de la route à 70 kilomètres d'Oubari. Le vent s'est calmé. Nous avons effectué aujourd'hui 290 kilomètres de route.

15 janvier. La nuit a été fraiche. Beau temps ce matin. 7° à 9h10. Encore un bout de route sur une centaine de kilomètres, puis nous prenons cap au sud une grande piste roulante de pétrolier. Nous sommes dans une grande vallée, avec l'Erg Ouan Kasa sur notre droite et les falaises de djebels du Messak Settafet puis du Messak Mellet sur notre gauche. Arrivés à hauteur de la passe de Tilemsine, nous biffurquons vers l'ouest en direction de l'Erg. Jolies petites passes entre de grandes dunes pour la traversée est ouest de cet erg. Au pied de l'une de ces grandes dunes, le chauffeur libyen nous arrête pour creuser dans le sable, et nous montre que l'on trouve des sables de couleurs très contrastées à quelques centimètres sous la couche supérieure, du blanc au noir en passant par le bleu et l'ocre. Dernière passe dans le sable à peine plus difficile que les autres, et cap sud ouest pour rentrer dans l'Akakus. C'est la première fois que nous y venons, et c'est l'hémerveillement. Ces formes de rochers sculptées par les éléments aux couleurs foncées qui tranchent sur les vallées aux sables clairs sont superbes. Nous atteignons notre destination principale, la grande arche de Fozzigiaren (Afazedjar) en fin d'après midi, sous un soleil rasant qui illumine le rocher. Après avoir admiré ce site superbe, nous poursuivons quelques kilomètres dans l'Akakus pour un bivouac au creux d'une dune. 310 kilomètres parcourus, dont 190 environ de piste.

16 janvier. Départ vers 9h30, température 9°. Le ciel est couvert, le soleil fera quelques apparitions trop rares dans la journée. Nous serpentons entre les roches de l'Akakus. Nombreux arrêts pour voir les gravures et peintures rupestres qui témoignent d'une vie dans ces contrées sous un climat vraissemblablement bien plus humide, favorable à la survie également d'une faune de grands animaux d'Afrique. Nous remontons petit à petit vers Serdeles, que nous atteignons en fin d'après midi. Passage à la station essence, pas de chance les cuves sont vides. Nous nous installons alors au camping pour passer la nuit. Nous déciderons demain si nous tentons notre chance à Ghat pour les pleins ou attendons le camion de ravitaillement. 194 kilomètres de pistes parcourus dans l'Akakus. La fixation de mon amortisseur recommence à bouger. Je redémonte la fixation supérieure et injecte à nouveau une bonne dose de pâte à souder, avant de resserrer le silent bloc supérieur et laisse reposer pour la nuit. J'espère que cela suffira à remonter sans casser. Nous sommes les seuls au camping ce soir. Nous prenons une case pour la nuit. La propreté laisse un peu à désirer.

Serdeles - Ghadames

17 janvier. C'est le départ pour la dernière étape de pistes. Bonne nouvelle, la station essence a reçu son ravitaillement dans la soirée d'hier. Nous pouvons donc refaire les pleins sans faire le détour par Ghat. A la station un engin de travaux attends également pour les pleins, nous discutons quelques instants avec le chauffeur, il est chinois, et son matériel aussi. Les compagnies européennes sont de moins en moins présentes en Afrique au bénéfice des asiatiques. Départ immédiamtement en face de la station cap au nord pour la piste en direction de Ghadames. 13°, temps couvert. Piste un peu cassante au début, que je n'aime pas car elle secoue trop mon amortisseur fatigué. Mais ça tient quand même. A une soixantaine de kilomètres au nord de Serdeles, nous croisons un gros camion chargé de matériel de forage, ensablé sur la piste. Il se met à pleuvoir, les dunes sur notre droite prennent une couleur presque rouge foncé. La piste ensuite s'élargit, bien tracée par les pétroliers, tole ondulée que l'on peut survoler sans trop de problèmes en roulant au dessus des 70 km/h. Déjeuner au bout de cette piste, peu avant de rentrer dans l'erg. L'après midi nous nous enfonçons progressivement entre les dunes de l'erg d'Oubari. Terrain de plus en plus sableux, traces qui s'estompent. Nous suivons cependant les points de la passe principale de la piste Serdeles Ghadames. Le sable est porteur. Le vent se lève et deviens plus fort en fin de journée. Bivouac dans les dunes. Le chauffeur libyen nous prépare le pain cuit dans le sable. Pluie et vent durant la nuit. Nous avons parcouru aujourd'hui 320 kilomètres de piste dont environ 70 dans les dunes.

18 janvier. Le soleil est revenu ce matin, mais nous retrouverons la pluie vers midi. Fin de l'erg par une trace agréable dans les dunes. Et nous entamons la piste vers Ghadames. Très roulante par endroits, un peu plus cassante par moments. Joli coin de très beaux morceaux de bois fossiles sur la piste. Crevaison d'un véhicule en fin de journée peu avant d'atteindre Ghadames. Arrivée sur Ghadames à la nuit tombée. Repos et diner à l'hôtel. 327 kilomètres de pistes ce jour.

19 janvier. Nuit réparatrice. Le temps reste couvert. Journée de repos à Ghadames. Visite de la vieille ville, quelques courses, réparation de pneus, déjeuner poulet grillé dans un bon petit restaurant en centre ville, un peu de rangement et de bricolage autour des 4x4. Le chauffeur libyen nous quitte aujourd'hui avec son 4x4 pour retourner à Sebha. Nous remonterons le policier avec nous dans des véhicules du groupe.

Retour

20 janvier. Change en ville à 1,73 dans une bijouterie. A l'hôtel uniquement 1,60. Nous quittons l'hôtel vers 9h. Route pour rejoindre Sabratha. Visite du site romain de Sabratha en fin de journée. Nuit dans un hôtel moderne en bord de mer à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Sabratha. Luxueux mais froid. Bonne nourriture. 590 kilomètres de route aujourd'hui. Temps pourri la nuit, c'est presque la tempête. Nous apprendrons plus tard qu'une forte tempête traverse la méditerrannée.

21 janvier. Nous quittons la Libye avec le retour du soleil. Passsage de la douane sans soucis en 2h30. Route vers Sousse où nous faisons étape pour la nuit. 580 kilomètres parcourus. 22 janvier. Journée repos à Sousse, notre bateau n'étant prévu que pour demain. Visite des souks. 23 janvier. Embarquement sur le Carthage. Traversée agitée car la mer et forte. 24 janvier. Débarquement à Gênes. Sortie du port un peu longue. Neige sur l'autoroute, puis pluie forte jusqu'à Lyon. 25 janvier. Retour sur Paris.

Mis à jour ( Vendredi, 01 Mai 2009 03:37 )

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